La déclaration des revenus 2025

Lundi 20 avril 2026

La campagne des déclarations de revenus 2025 a été ouverte le 9 avril 2026 et les contribuables devront, en fonction de leur département de résidence, avoir télédéclaré leurs revenus avant une date limite située entre le 21 mai et le 4 juin prochains. Comme chaque année, déclaration de revenus 2025 comprend son lot de nouveautés et d’aménagements. Notre dossier fait le point.

La première catégorie de revenus le plus souvent déclarée concerne les salaires. Cette année, la limite d’exonération de la rémunération des apprentis a été fixée à 21 622 €. Lorsqu’un étudiant âgé de moins de 26 ans a travaillé en parallèle à ses études, il peut exonérer ces revenus jusqu’à 5 405 €. Les frais professionnels restent déductibles des salaires déclarés. Le choix existe entre une déduction forfaitaire de 10 % (plafonnée à 14 555 €) et une déduction de ses frais réels. Dans ce dernier cas, le contribuable peut déduire de frais kilométriques pour ses trajets quotidiens entre son domicile et son lieu de travail, ses frais de repas (sous réserve de ne pas avoir de tickets restaurant). Comme l’année dernière, le barème kilométrique n’a pas été réévalué pour les revenus 2025.

En matière de revenus de capitaux mobiliers, aucune réforme n’est à noter cette année. Le contribuable qui a perçu des dividendes ou des intérêts en 2025 devra bien penser à vérifier s’il a intérêt à être imposé au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % ou à l’impôt progressif. En fonction de son optimisation, il devra alors penser à cocher la case 2OP de sa déclaration. S’il avait coché cette case pour ces revenus 2023, elle sera de nouveau cochée cette année. Il faudra donc bien penser à la décocher le cas échéant. La détention de cryptomonnaies concerne de plus en plus de personnes. Que l’on ait réalisé des opérations ou non sur l’année, la loi oblige ces contribuables à déclarer la détention de tels actifs numériques sur un imprimé spécifique de sa déclaration (imprimé 3916 bis annexe à la déclaration des revenus). A défaut, une amende pourra être appliquée. En outre, lorsque des opérations de cession de cryptomonnaies ont été réalisées, les gains ou pertes doivent être déclarés et une aide au calcul de ces éléments doit être complétée. On peut par ailleurs rappeler que la détention de comptes bancaires ou de contrats d’assurance-vie détenus à l’étranger doivent être déclarés sous peine d’amende également.

La catégorie des revenus fonciers (imprimé 2044) ne fait l’objet d’aménagement particulier cette année. On peut rappeler que lorsque des travaux sont engagés sur un logement loué nu, le contribuable est susceptible de constater un déficit foncier. Ce déficit est imputable sur le revenu global du foyer fiscal dans la limite de 10 700 €, l’excédent étant reportable sur les revenus fonciers des années suivantes. Pour les travaux réalisés en 2024 permettant de passer avant le 31/12/2025, d’une classe énergétique E, F ou G à une classe A, B, C ou D, ce plafond d’imputation du déficit est porté à 21 400 €. Une ligne spécifique existe dans la déclaration des revenus fonciers (ligne 224 bis). Le nouveau statut fiscal du bailleur privé est entré en vigueur en février 2026 et n’impactera donc pas les déclarations des revenus 2025.

Une fois avoir déclaré les revenus perçus en 2025, il convient de mentionner également les charges déductibles du revenu global. On retrouve notamment dans cette catégorie les pensions alimentaires versées. Cette année, une telle pension versée à un enfant majeur est déductible dans la limite de 6 855 €. Les sommes versées sur un plan d’épargne retraite et pour lesquelles le contribuable a fait le choix d’une déduction, doivent être renseignées également (case 6NS pour le déclarant 1).

Viennent ensuite les réductions et crédits d’impôt. Les nouveautés dans cette catégorie pour les revenus 2025 visent la réduction d’impôt PINEL puisqu’elle a été supprimée depuis le 1er janvier 2025. Les réductions d’impôt en cours se poursuivent jusqu’au terme des engagements mais les contribuables ne peuvent plus bénéficier de nouvelles. Les dons aux organismes d’intérêt général ouvrent toujours droit à une réduction d’impôt. Le taux de cette réduction dépend de l’organisme à qui les sommes ont été versées. Il est ainsi de 66 % mais peut atteindre 75 % lorsque l’entité bénéficiaire vise à aider les personnes en difficultés. Pour cette dernière catégorie de dons, le plafond de 1 000 € de dons a été porté à 2 000 € pour les dons réalisés à compter du 14 octobre 2025.

Les contribuables concernés pourront également, comme par le passé, renseigner les sommes versées pour l’emploi d’un salarié à domicile, les frais de garde des enfants de moins de 6 ans et leurs dépenses engagées pour l’installation d’un système de charge pour leur véhicule électrique, le cas échéant. L’impôt sera ensuite calculé par l’administration fiscale. Les tranches du barème progressif ont cette année été réévaluées de 0,90 %.

Les travailleurs indépendants (non salariés) devront enfin penser à compléter la partie « sociale » de leur déclaration. En effet, l’URSSAF et les caisses de retraite reçoivent désormais, pour la plupart d’entre eux, les revenus à soumettre à charges sociales via la déclaration des revenus. Cette déclaration sociale a été profondément refondue compte tenu de la réforme intervenue au 1er janvier 2025 du régime des travailleurs indépendants. Ces derniers cotisent désormais sur une base simplifiée, tenant compte d’un abattement forfaitaire de 26 % visant à couvrir l’ensemble des cotisations sociales obligatoires. Les taux de cotisation ont quant à eux été adaptés