Adoptée par l’Assemblée Nationale grâce à l’utilisation de l’article 49.3, la loi de finances 2026 s’inscrit dans un contexte marqué par la nécessité de redresser les finances publiques et de répondre aux défis environnementaux et sociaux. Notre dossier du mois fait le point sur les principales mesures adoptées et permettra une mise à jour du memento pratique 2026 proposé sur le site de la Fédération Acef Occitane.
Les mesures phares pour les ménages
La première mesure adoptée concerne les hauts revenus. En effet, la cotisation différentielle sur les hauts revenus (CDHR), mise en place sur les revenus 2025 et initialement temporaire, devient un outil structurel. Elle sera maintenue tant que le déficit public ne repassera pas sous la barre des 3 % du PIB.
Le barème de l’impôt sur le revenu est finalement indexé sur l’inflation, fixée à 0,9 %, avec des tranches actualisées pour 2026 :
Les mesures concernant les entreprises
La fiscalité des grandes entreprises est marquée par la prolongation de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices. Les taux élevés de 20,6 % et 41,2 % sont maintenus pour 2026, mais les entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont exclues grâce à un relèvement du seuil de chiffre d’affaires à 1,5 milliard d’euros.
Une taxe sur les sociétés holding est mise en place afin d’éviter qu’elles ne soient utilisées pour détenir des biens somptuaires (bateaux, avions, bijoux, biens immobiliers utilisés par les actionnaires pour un usage personnel….). Ainsi, les sociétés soumises à l’IS établies en France (ou détenues par des associés résidents de France), dont la valeur vénale de l’ensemble des actifs est supérieure à 5 M€ et qui perçoivent des revenus passifs représentant plus de 50 % de leurs recettes devront acquitter, à compter du 31/12/2026, une taxe sur les biens somptuaires qu’elles possèdent, égale à 20 % de la valeur de ces biens. Cette mesure vise à empêcher certains schémas d’optimisation par le recours à des sociétés holdings passives familiales.
Les autres mesures
La fiscalité environnementale est renforcée, notamment dans le secteur automobile. Le malus au poids s’applique désormais aux véhicules électriques et hybrides rechargeables, avec un abattement de 600 kg pour ces derniers. Cette mesure cible les modèles les plus lourds pour limiter leur impact environnemental.
En matière de rénovation énergétique, la TVA réduite à 5,5 % est élargie à l’installation de pompes à chaleur air/air et de panneaux photovoltaïques, sous réserve de critères de durabilité et d’installation par des professionnels certifiés. Ces mesures visent à accélérer la transition énergétique des ménages et à encourager des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Pour soutenir le logement social, l’exonération d’impôt sur les plus-values immobilières pour les cessions en faveur du logement social est prorogée jusqu’en 2027.
La loi de finances pour 2026
Jeudi 19 février 2026





